Les moyens alternatifs pour concevoir un enfant en cas de stérilité

Publié le : 26 mars 20225 mins de lecture

Selon les études, 1 couple sur 5 souffre de problèmes de stérilité. Nombreuses sont les causes qui peuvent expliquer cette difficulté à la procréation. Elle peut être due à une mauvaise hygiène de vie, un stress, un mauvais repérage de la période féconde, un problème au niveau du sperme, etc. Parfois, l’infertilité est inexplicable. Qu’elle provient de la femme ou de l’homme, des mesures alternatives médicales existent actuellement pour aide les couples à concevoir un enfant. Ce sont les techniques de Procréation Médicalement Assistée ou PMA. Voici celles les plus reconnues.

Insémination artificielle utérine (IA)

L’insémination artificielle est la première méthode médicale pour concevoir un enfant en dehors de la méthode naturelle. L’IA consiste à injecter directement dans l’utérus de la femme une quantité de sperme de son partenaire pendant la période ovulatoire. La rencontre entre les spermes et l’ovule est plus poussée. La quantité de sperme à déposer est bien mesurée au préalable. Ce qui augmente les chances de concevoir. Une opération de stimulation d’ovulation précède cette injection au cas où la femme présente un problème de cycle menstruel. Elle se réalise 36 heures avant.

L’insémination artificielle est la méthode la plus simple en cas de difficulté à concevoir. Elle est confortable et moins coûteuse. Même une clinique gynécologique peut la réaliser après un examen d’infertilité et un diagnostic adéquat. De plus, par rapport aux autres moyens de conception, elle n’a pas de graves effets secondaires. La femme subit seulement des malaises lors du traitement hormonal. Cependant, la chance est faible avec des problèmes d’infertilité masculine ou endommagement des organes reproductifs chez la femme.

Fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro ou FIV est la seconde solution médicale pour accroître les chances de grossesse. Elle est favorisée en cas de faible concentration de spermes ou blocage de la trompe de Fallope, qui est le lieu de la fécondation. En principe, la fécondation se fait à l’extérieur, c’est-à-dire en dehors du corps de la femme. La stimulation ovulatoire par un dosage hormonal est la première phase. Un prélèvement d’ovocytes est ensuite effectué. Les spermes sont prélevés ou décongelés. La fécondation se réalise dans un incubateur, dans un laboratoire sous certaines conditions. Une fois réussie, les médecins transfèrent l’embryon dans l’utérus de la femme. La grossesse débute à partir de l’implantation.

Cette technique est avantageuse pour pallier la stérilité à cause de la réussite de la fécondation. Elle est conseillée face à une infertilité inexpliquée. De même, elle permet de vérifier les éventuelles anomalies ou maladies héréditaires chez les embryons. Cependant, la chance de porter un enfant diminue chez les femmes plus de 40 ans avec la FIV. Des complications peuvent aussi survenir, entre autres, une grossesse extra-utérine et une stimulation des ovaires en pleine grossesse.

Fécondation in vivo

La fécondation in vivo est une récente alternative de concevoir un enfant. Elle est contraire à la fécondation in Vitro.  Avec la méthode in vivo, la fécondation s’effectue dans le ventre de la femme, mais la rencontre entre spermes et ovules se réalise dans une éprouvette à l’extérieur. Le manipulateur recueille les ovocytes et les spermes. Il les assemble dans une éprouvette. Une heure après, ils sont mis dans une capsule et puis transférés dans le ventre de la femme pour la fécondation. 18 heures après, la capsule est retirée. Le manipulateur sélectionne le ou les plus beaux embryons. Puis un nouveau transfert embryonnaire dans l’utérus est effectué.

Cette technique permet d’obtenir des embryons de meilleure qualité grâce à la fécondation dans le milieu naturel. Ils sont nourris par les fluides intra-utérins lors de la fécondation. Toutefois, le taux de fécondation est moins satisfaisant que celui de la FIV.

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